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Articles récents

Paysannerie

3 Novembre 2014 , Rédigé par ZR Publié dans #Agriculture, #Algérie, #Fellaha

M'habite une admiration sans limite pour le "Fellah".

Celui qui arrive à faire naître la vie d'une terre rude et infertile.

Celui qui se donne corps et âme pour ses bêtes.

Celui dont la tâche est de nourrir les ingrats.

Celui qui ne perçoit le fruit de son travail acharné qu'une fois la saison passée.

Irrigation

Irrigation

Culture Bio

Culture Bio

L'arbre de vie

L'arbre de vie

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3 Novembre 2014 , Rédigé par ZR Publié dans #Algérie, #Jijel, #voyages

J'avoue que je l'ai un peu laissé à l'abandon ce blog.

Activité professionnelle, vie personnelle puis le temps d'encaisser les critiques. Mais voila, je reviens, plus d'un an après avec un joli cliché de l'est algérien (une fois encore).Mais n'est-ce pas une des plus belles régions du monde ?

Une des plus féroces aussi (je parle surtout pour les moustiques) :)

Car les Hommes, eux, sont inoffensifs. Ils sont seulement malades. Malades du manque d'amour, du manque d'avenir.

Alors pour se consoler, on contemple le soleil ardent, le seul qui puisse réchauffer nos cœurs.

Coucher de soleil, Jijel

Coucher de soleil, Jijel

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AFPS : Réponses de prisonniers

27 Juin 2013 , Rédigé par ZR Publié dans #palestine, #prisonniers, #israel

En lien avec l'article précédent (sur le parrainage de prisonniers politiques palestiniens), certains membres et parrains de l'AFPS France ont reçu des réponses plutôt émouvantes.

"Chère miss A.....

Avant tout, je te remercie pour ta solidarité et tu ne t'imagines pas à quel point ton message m'a rendu heureux ,même si je ne te connais pas .Cette marque de solidarité me fait du bien et atténue mon inquiétude . Je veux te dire que ton message arrive et que je peux te répondre mais le problème est le temps long que prend la réponse . Pour finir,je te remercie à nouveau et espère recevoir encore des messages de ta part et j'espère te voir bientôt à l'extérieur de cet endroit....."

La preuve que les prisonniers reçoivent nos lettres ! Très encourageant :)

Depuis la prison Ramon au sud d’Israël, lettre transmise par l'AFPS Nationale

Depuis la prison Ramon au sud d’Israël, lettre transmise par l'AFPS Nationale

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Agir pour la Palestine à tous les niveaux

26 Février 2013 , Rédigé par ZR Publié dans #Palestine, #prisonnier, #Israel, #colonie, #AFPS, #crimecontrel'humanité

Agir pour la Palestine à tous les niveaux

Samedi 23 février, Arafat Jaradat, un palestinien de 30 ans, est mort suite aux sévices subis lors de son interrogatoire dans deux prisons israéliennes. Cela doit nous interpeller, une fois de plus, sur les conditions de vie des palestiniens et plus précisément sur les conditions de détention dans les geôles israéliennes.

La mort de Jaradat, un crime de guerre, nous impose de reconsidérer notre rôle en tant qu’être humain. Si les puissances occidentales ne s’émeuvent pas de ce crime d’état, il ne doit pas en être de même pour nous. Au contraire, cet évènement doit renforcer notre détermination à agir à tous les niveaux. Bien sûr, le moyen le plus facile est, premièrement, d’en parler autour de soi, toujours et encore, car ce qui se passe en Palestine ne doit pas devenir quelque chose d’habituel, un bruit de fond passé sous silence. Ce conflit est tellement compliqué que certaines personnes se sentent freiner par leur « ignorance » en la matière mais il faut justement dépolitiser le débat, essayer d’oublier le Fatah, le Hamas, le gouvernement israélien pour repenser aux êtres humains, qui vivent quotidiennement cette situation.

Deuxièmement, on peut choisir d’être actif sur le net et gagner en visibilité. D’ailleurs il y aurait une page Facebook "International communities against Israel" que je recommande vivement pour l’information en temps réel, qu’elle donne sur les évènements à Gaza (où la répression et la colonisation est la plus féroce), et qui n'ait pas relayé par les médias occidentaux.

Il ne faut pas avoir peur d’être cyber-actif car face à des états terroristes les réseaux sociaux deviennent nos seuls porte-voix.

Je parle d’état terroriste car c’est bien ce qu’est Israël ! Aujourd’hui, selon Addameer, on compte plus de 4700 prisonniers palestiniens dans les centres de détention israéliens, parmi lesquels des femmes et des enfants ! OUI, car Israël emprisonne aussi des mineurs dont certains n’ont pas eu droit à un procès ou bien ont été jugé par un tribunal militaire. Il faut savoir, qu’à votre niveau, il y a une troisième façon concrète d’être encore plus impliqué. En effet, vous pouvez soutenir les détenus palestiniens pour moins d’1 € par mois. Comment ? En correspondant simplement avec eux pour leur montrer qu’ils ne sont pas seul, et qu’une personne étrangère, habitant à des milliers de kilomètres pense à eux, soutien leur combat et surtout prend le temps de leur écrire. Car ce qui tue le plus, au-delà de l’enfermement, c’est le sentiment de solitude et d’abandon (certain n’ayant aucun droit de visite, notamment les prisonniers gazaouis).

Alors, via l’Association France Palestine (AFPS) vous pouvez décider de parrainer et d’envoyer une fois par mois (ou plus) une lettre, une carte postale ou autre à un prisonnier palestinien.

Ce genre d’action est vraiment très important car c’est aussi un moyen de faire passer un message politique aux geôliers, leur montrer que du courrier arrive de France, du Brésil, d’Algérie, de tous les recoins du monde à destination d’un palestinien emprisonné au fin fond d’Israël. Prouver que nous sommes solidaires et unis pour dénoncer l'injustice.

Si vous êtes arabophone, c’est encore mieux, vous pourrez écrire dans leur langue maternelle et même envoyer de la presse.

L’essentiel étant de faire preuve d'endurance et ne pas abandonner la correspondance car sincèrement c’est très dur de correspondre avec un « fantôme ». Il ne faut pas indiquer son adresse afin que le courrier ne soit pas automatiquement retourné et plus important, les prisonniers n’ont le droit qu’à deux envois par mois pour une destination locale donc il ne faut pas s'attendre à une réponse.

Enfin, il faut retenir que 4700 prisonniers est un chiffre dérisoire quand on voit qu'Israël, maintient une population entière, emprisonnée à ciel ouvert.

Ne restez plus inerte derrière vos écrans, submergé par votre sentiment d'impuissance. Impliquez vous à tous les niveaux et , sachez qu'il y a peut etre un palestinien qui attend la lettre d'un inconnu... votre lettre.

Agir pour la Palestine à tous les niveaux
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Algérie

20 Janvier 2013 , Rédigé par ZR

Un instant ; je la déteste, je la hais même! Puis tout à coup, je l’aime et je l’adore !

Elle me rend furieuse, elle me rend heureuse, jamais elle ne me laisse indifférente et c’est là tout mon malheur.

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Comme pour ceux qu’on chérit ; on s’octroie le droit de la critiquer dans l’intimité MAIS on la défend férocement quand, publiquement, on la sent insulté. C’est tout le paradoxe de nos personnalités. Une schizophrénie latente…

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Et quand je la quitte, la mort dans l’âme, elle me suit comme mon ombre dans les recoins du monde. Chaque paysage, chaque rayon de soleil, chaque odeur est prétexte à se rappeler qu'avec elle…

C’est passionnel, viscéral, maternel.

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Algérie

5 Janvier 2013 , Rédigé par ZR Publié dans #Algérie, #Voyages

Quelques clichés pris dans la capitale et l'est algérien

A comme Amour, A comme Algérie, plage de Bejaia

A comme Amour, A comme Algérie, plage de Bejaia

La Corniche, Bejaia

La Corniche, Bejaia

Vue sur la ville, Bejaia

Vue sur la ville, Bejaia

Magnifique couché de soleil sur la mer, Bejaia

Magnifique couché de soleil sur la mer, Bejaia

Citronnier vu d'en haut, environs de BBA

Citronnier vu d'en haut, environs de BBA

Pâturage, environs de BBA

Pâturage, environs de BBA

Makam Ech Chahid, Alger

Makam Ech Chahid, Alger

Du haut de la Forêt de Bouchaoui on ne distingue plus la mer du ciel, Alger

Du haut de la Forêt de Bouchaoui on ne distingue plus la mer du ciel, Alger

Sidi Fredj, ouest d'Alger

Sidi Fredj, ouest d'Alger

Port de la Madrague, Alger

Port de la Madrague, Alger

A l'ombre des palmiers, Alger

A l'ombre des palmiers, Alger

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3 jours à l'université de BBA, Algérie

30 Décembre 2012 , Rédigé par ZR

Nov, 2012. Je pars pour un séjour d'un mois en Algérie, dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj, 200km à l'est d'Alger. J'en profite pour me rendre à la fac et prévoit d'y rester quatre jours, curieuse à l'idée de découvrir la vie étudiante algérienne.

Pour avoir un aperçu de la version officielle, voici le lien du site internet de la fac:

http://www.univ-bba.dz/

La réalité est bien différente. Première observation: les amphithéâtres sont sales et bondés.

Passons, car le pire est à venir. Je découvre la cité universitaire réservée aux filles.

Les étudiantes doivent partager des chambres de 10 m² à quatre. Sachant qu'il n'y a que deux lits par chambre, les deux dernières arrivées doivent dormir à même le sol sur des matelas, pour la plupart très sales. Cette situation entraîne souvent des disputes et des conditions loin d'être idéales pour étudier (un seul bureau par chambre).

Les résidences, qui datent de moins de trois ans, sont mal entretenues, les toilettes dans un état d'insalubrité total, bouchées ou inondées à cause de l'eau qui coule. Il n'y a qu'un voir deux tours de ménage par semaine et les douches communes ne sont pas accessibles librement.

Les filles m'expliquent que le nombre d'étudiante augmente d'année en année et le prix pour avoir une place dans une chambre est dérisoire (de l'ordre de 360 DZD par an soit environ 3,5€!) entrainant un manque de moyen, sachant que c'est une université publique.

Mais, on me fait également remarquer qu'il y a de nombreuses chambres inoccupées dans la cité universitaire réservée aux garçons, adjacente à celle des filles.

Concernant le restaurant universitaire: celui-ci est ouvert pour le petit-déjeuner, déjeuner et diner et est accessible grâce à des tickets vendus par dizaine pour la modique somme de 10 DZD (environ 10cts d'euro).

Le contre coup est qu'il n'y a pas de choix et pas de variété dans le menu proposé (pas de couverts mis à disposition non plus!). Mais une fois encore c'est le manque d'hygiène qui frappe, les lavabos sont bouchés et les tables non nettoyées (les restes du diner sont toujours là, le lendemain, au petit-déjeuner).

Finalement, je ne peux tenir que deux nuits dans cet univers étudiant, sans internet et sans vie culturelle aucune (les filles ne peuvent plus sortir de la cité une fois la nuit tombée).

Quelques jours plus tard, une étudiante me contacte pour me dire qu'elles ont entamé une grève et manifestent chaque jour devant le restaurant universitaire afin de réclamer davantage de moyen et un traitement plus égalitaire vis à vis des étudiants.

Car à travers cette expérience c'est surtout l'inégalité entre le statut d'étudiant et d'étudiante qui est le plus flagrant. Les conditions de vie des filles sont telles que certaines finissent par arrêter les études ou voient leur résultat chuter.

Sans compter que les perspectives d'embauche sont rares. Selon la Banque Mondiale, 75% des jeunes diplômés algériens de moins de 30 ans sont au chômage.

Dans ces conditions, trouver la motivation de terminer ses études devient difficile pour des femmes algériennes qui deviennent, quand même, de plus en plus visible dans la sphère publique.

Un amphithéâtre où les agents d'entretien ne passent plus

Un amphithéâtre où les agents d'entretien ne passent plus

Matelas à l'abandon dans une pièce du dortoir

Matelas à l'abandon dans une pièce du dortoir

Sanitaires inondés dans les résidences des filles

Sanitaires inondés dans les résidences des filles

Lavabos bouchés au restaurant universitaire

Lavabos bouchés au restaurant universitaire

Un plateau repas type (couverts non fournis)

Un plateau repas type (couverts non fournis)

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Ce que le jour doit à la nuit

30 Décembre 2012 , Rédigé par ZR

Grenoble, jeudi 23 août, projection en avant-première du dernier film d'Alexandre Arcady, "Ce que le jour doit à la nuit". Pour les connaisseurs, c'est l'adaptation cinématographique du roman à succès de l'écrivain algérien Yasmina Khadra.

Cette production française sortira sur les écrans le 12 septembre prochain avec Fu'ad Ait Aattou, un jeune acteur vu dans le film "Une vieille maitresse" et Nora Arnezeder (Faubourg 36).

Cette fresque romanesque décrit l'Algérie entre 1930 et 1962 avec comme fil conducteur l'amour impossible entre Younès/Jonas (Fu'ad Ait Aattou) et Emilie (Nora Arnezeder).

Ce que le jour doit à la nuit, publié en 2008 est mon roman préféré... Je me suis appropriée les personnages et leur histoire dès les premières pages. J'ai compris Younès / Jonas, sa schizophrénie et ses complexités. Je vis les mêmes contradictions que lui dans un autre pays et à une autre époque.

J'ai cautionné sa fierté et l'importance qu'il donne à la parole.

Après trois ans sans avoir foulé le sol algérien, j'avais bu les mots de Yasmina Khadra comme de l'eau et imaginé chaque paysage d'Oran et de Rio Salado.

Il va sans dire que j'attendais beaucoup de cette adaptation. Je rentre dans la salle, peu de monde, je suis étonnée mais rien ne peut contenir mon excitation. Le film commence....

Le verdit : j'aurais aimé ne pas avoir lu le roman pour mieux apprécier le film. Car au moment de sortir de la salle, la version d'Alexandre Arcady me laisse un goût amer. Le film en lui-même est beau, majestueux de par les paysages et la prestation des acteurs principaux.

Malheureusement (pour moi) cette adaptation tourne trop autour de cette "non-histoire" d'amour entre Jonas et Emilie. Une histoire d'amour impossible pour des raisons que le spectateur ne peut pas comprendre car il est fait trop d'impasses sur Younès. Où sont Jenane Jeto et la relation entre l'enfant et le père qui font la base du récit de Yasmina Khadra ?

Les morts restent vivants dans le film alors qu'ils ne sont plus dans le livre.

Emilie, aux regards et aux cheveux sombres pour Khadra, porte un visage angélique aux yeux d'Arcady.

Certaines scènes me rappellent les exagérations de "La vérité si je mens" et la classe des personnages du livre laisse place à une certaine vulgarité dans les propos.

Heureusement, la musique d'Armand Amar est superbe et les prestations de certains comédiens me laissent sans voix. C’est le cas de Fellag, Salim Kechiouche et Vincent Pérez qui sont littéralement possédés par Mahi, Jelloul et Pépé Rucillio.

Malgré les différences avec le roman, Alexandre Arcady signe probablement l'un de ses meilleurs films. Un film sur l'Algérie et la déchirure d'un peuple qui n'a jamais été UN, l'Algérie de l'exode et de la nostalgie. Nostalgie... surement! Car sur la dizaine de personnes présentes dans la salle je suis la seule à avoir la peau un peu plus foncée que les autres. La plupart semblent être des enfants de l'Algérie Française.

Une femme d'une soixantaine d'années est dans mon rang, excitée d'avoir reconnu la Place d'armes d'Oran. Lorsqu'un sanglot puis des larmes lui échappent lors de la scène du départ des français d'Algérie, j'hésite à lui tendre un mouchoir.

Je renonce de peur de sa réaction et je mesure la portée symbolique qu'aurait eu ce geste, 50 ans après l'indépendance de l'Algérie.

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